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En tant qu’ancien administrateur de données SIG (5 ans à l’IAU île-de-France) et gérant-fondateur de la société Isogeo, je me permets de réagir à l’excellente question du catalogage et des métadonnées postée sur le Blog INSPIRE by cloudsanimé par Marc LEOBET de la MIG (Mission de l’information géographique).

Tout d’abord, plusieurs intervenants – avec des niveaux d’information différents – sont concernés par les métadonnées dont il faut saisir et compléter les fiches descriptives de données et services : administrateur, responsables techniques (géomaticiens) et responsables thématiques (chargés d’études par exemple).
Quant au catalogage, si une solution de type ‘saisie de fiches de métadonnées’ est utilisée, le catalogue se construit au fur et à mesure de la saisie avec : 1 fiche de saisie = 1 entrée dans le catalogue ; 2 fiches = 2 entrées, et ainsi de suite… C’est un processus itératif, consommateur de ressources et peu performant.

Avec Isogeo, la démarche est différente car la solution scanne les données, construit automatiquement un inventaire et le maintient à jour. Comment ? Premièrement en créant un lien entre la fiche de métadonnées et la donnée elle-même ; deuxièmement, en maintenant ce lien de manière permanente et dynamique. Autrement dit, chaque nouvelle donnée ajoutée ou modifiée est détectée automatiquement par la solution.
Et comme la solution Isogeo récupère, lors du scan, 10 champs sur les 31 imposés par Inspire, les fiches sont pré-remplies ; ce qui incite les acteurs concernés à compléter la saisie de la fiche. Pour exemple, le scan des 924 jeux de données d’un conseil général a pris 12 minutes : cela représente 8316 champs documentés automatiquement. De cet inventaire « exhaustif à jour et documenté », il devient alors possible de créer et gérer autant de catalogues que souhaité : ‘cellule SIG’, ‘catalogue interne’, ‘catalogue partenaire’ en y ajoutant les données de l’inventaire.
Enfin, en cochant l’option CSW sur le catalogue, celui-ci devient moissonnable ! Créer un catalogue de type ‘plateforme régionale’ ou ‘Geoportail IGN’ devient un jeu d’enfant. On peut aussi le rendre public, préalable à l’opendata, ou plus exactement à «l’opencatalogue».

Finalement, pour répondre à la question initiale de la différence entre le catalogage et la production de métadonnées, je pense que ces 2 notions sont intimement liées, dépendantes l’une de l’autre. Avec Isogeo, « l’inventaire » est l’image conforme du patrimoine de données (fichiers, base de données, webservices) et les « catalogues » sont un sous-ensemble de cet inventaire, à destination de publics différents en fonction de leur droits d’accès.

Personnellement, je garderai le terme de ‘catalogage’ pour la gestion des catalogues…

Qu’en pensez-vous ?

Mathieu Becker
Gérant fondateur de la société Isogeo.
GeodataManager de la première heure.
Vice-Président de l'Afigéo.