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Tous les ans, le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE) publie un rapport faisant état du déploiement de la Directive INSPIRE en France.

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Ce rapport se matérialise par une série d’indicateurs statistiques définis par l’Europe et partagés par les 27 pays membres de l’Union (nombre de données cataloguées, de données visualisables, données téléchargeables, …). Ces indicateurs prennent en compte les données concernées par INSPIRE et déclarées au sein du Géocatalogue National. Rappelons juste que la directive INSPIRE impose que chaque série de données géographiques appartenant à son périmètre soit précisément décrite par une fiche électronique de métadonnées et que ces fiches de métadonnées soient tenues à jour et répertoriées dans des catalogues en ligne sur Internet, équipés d’un moteur de recherche.

Ce qu’il faut retenir sur l’année 2014

  • de plus en plus de métadonnées :-)

Par rapport à 2013, le nombre de données déclarées sur le Geocatalogue National a doublé ! Aujourd’hui, près de 8 000 données sont cataloguées. Cette nette progression met en évidence l’importance des efforts consentis par les producteurs de données et l’adhésion de ces derniers aux enjeux du partage.

  • des métadonnées de meilleure qualité :-)

En 2014, 80 % des métadonnées sont conformes aux spécifications de la Directive INSPIRE, ce qui veut dire que les acteurs sont impliqués dans le processus.

  • une offre de service en retrait par rapport aux attentes :-(

En 2014, les services de recherche, de visualisation et de téléchargement proposés par le Géocatalogue ont été 2 fois plus utilisés qu’en 2013. Malgré cette forte demande, l’offre de service stagne et reste modeste. En effet, seules :

  • 52% des données sont visualisables
  • 44% des données sont téléchargeables et
  • 23% sont à la fois visualisables et téléchargeables.

Limites & Perspectives

La Directive INSPIRE est de plus en plus prise en considération par les acteurs publics qui s’appliquent à se mettre en conformité. Néanmoins, des difficultés subsistent sur les offres de service. En France, le taux de service est inférieur à celui d'autres pays européens (Scandinavie, Benelux, Allemagne) : les démarches sont plus centrées sur la connaissance en interne des données et moins sur le partage et la communication en externe malgré l'existence d'outils adéquats. Peut-être une raison culturelle ?

Si les tendances qui se dessinent pour l’avenir sont claires - mutualisation des ressources et des outils, partage des informations, démarche Open data- , elles sont toutes conditionnées par une phase - nécessaire et non suffisante - d'identification et de catalogage des données.

Pour en savoir plus, retrouvez l’ensemble du rapport sous ce lien.

Dans un prochain article, nous verrons comment les utilisateurs de la Plateforme Isogeo contribuent à la mise en oeuvre de la Directive Inspire.

 

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